
En Wallonie, des contrôles ciblés ont été réalisés par l’AFSCA en 2025 qui a analysé une cinquantaine d’échantillons de légumes provenant de fermes dans des régions à risque en province de Liège et de Namur. En Wallonie 11 échantillons sur 30 ne respectaient pas les normes pour le Cadmium.
Qu’est -ce que le Cadmium ? Quels sont les risques pour la santé ?
Le cadmium est un métal lourd qui, en cas d’exposition répétée, peut s’accumuler dans l’organisme, notamment dans les reins, et en perturber le fonctionnement à long terme. Il est naturellement présent dans les sols et peut être absorbé par les plantes comme c’est le cas pour les céréales et les légumes.
La première source d’exposition est la cigarette. Vient ensuite l’alimentation qui compte pour plus de 90% chez les non-fumeurs avec comme contributeurs alimentaires majoritaires (66%) : le pain, les pâtes et les pommes de terre car ils sont consommés en grande quantité. Les légumes contribuent pour 11% à l’exposition alimentaire au cadmium.
La population belge est exposée à des niveaux comparables à ceux observés dans des pays européens et bien moins que la population française.


Pour le citoyen : concernant l’alimentation il est recommandé de limiter la consommation de produits à base de blé : biscuits, pain, pâtes ; d’augmenter la part de légumineuses (lentilles, pois chiches, …) dans les repas ; et de varier ses sources d’approvisionnement pour éviter une exposition répétée au cadmium.
Pour le producteur : certaines mesures techniques comme le choix de certaines variétés et l’apport de différents amendements peuvent réduire le risque de transfert vers la plante.
Le bio présente un risque moins élevé de contamination au cadmium car l’utilisation d’engrais phosphatés est limitée au profit d’engrais organiques (fumier, etc..) ; et les normes pour l’utilisation d’autres sources d’amendement organiques (ex : compost de déchets verts) sont plus strictes.
Cependant, cela ne signifie pas que le bio est totalement épargné. Le cadmium étant naturellement présent dans les sols, une exploitation biologique peut elle aussi être concernée, notamment en cas de contamination historique.