Journée Mondiale du Lait: les 4 atouts durabilité de la filière laitière wallonne

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Régulièrement au cœur de la réflexion sociétale, la consommation de produits laitiers est stable en Belgique avec 43 litres de lait, 10 kg de yaourt, 2,4 litres de crème, 2 kg de beurre et 14 kg de fromages consommés par habitant en 2019[1]. La journée mondiale du lait est l’occasion de rappeler les atouts de la filière laitière wallonne, tant au niveau de la durabilité environnementale que sociale. Tache noire dans le paysage : la rémunération des producteurs, fortement dépendante des prix du marché mondial.

1. La production de lait à la prairie

En Wallonie, la plupart des vaches laitières passent 6 mois de l’année, d’avril à octobre, en prairie. Les prairies représentent d’ailleurs 47 % de la surface agricole utile de la Wallonie et font partie intégrante de ses paysages. Une ferme laitière wallonne compte en moyenne 68% de sa surface agricole en prairie.

Une ration alimentaire très verte pour les vaches

Les vaches laitières se nourrissent à plus de 60 % à partir de l’herbe en pâture ou sous forme d’ensilage d’herbe en hiver. Cette ration est complétée par de l’ensilage de maïs produit sur la ferme, des pulpes de betteraves et par des concentrés afin d’obtenir un équilibre nutritionnel idéal pour le bien-être des bovins, qui se répercuter sur une composition naturellement riche du lait.
=> Lien vers « dossier alimentation des bovins »

La prairie compense une partie de la production de gaz à effet de serre

Il existe maintenant un consensus scientifique sur le fait que les prairies permanentes sont des puits à carbone importants. Les recherches menées dans le cadre de projets européens et wallons, estiment que le stockage de carbone dans une prairie permanente de moins de 30 ans est d’environ 500 kg de carbone par hectare par an, équivalent à 1800 kg de gaz carbonique (CO2) par hectare par an. Selon les derniers chiffres, ceci permet de compenser environ 1/5 des émissions d’une vache laitière, pour rappel essentiellement liées au processus de digestion de la vache et des « rots » émis par les ruminants. Lien vers article GES

La prairie à un impact positif sur la biodiversité

Les prairies participent également au maintien de la biodiversité de la faune et de la flore locales, en leur offrant des habitats diversifiés. Elles permettent d’éviter l’érosion des sols et de limiter la pollution des nappes phréatiques. Lien vers https://www.celagri.be/quel-est-limpact-du-paturage-sur-la-biodiversite/

2. Un secteur conscient de ses responsabilités

Au niveau de la profession, le monitoring de la durabilité annuel réalisé dans le cadre de la certification Qualité Filière Lait informe que :  30 % des fermes laitières belges utilisent de l’énergie durable (panneaux solaires, biométhanisation) ; 41 % utilisent des sources d’eau alternatives (eau de pluie, de surface) ; 56 % utilisent des sous-produits de l’industrie agro-alimentaire[2] pour compléter leur ration de fourrages. Les ruminants (vaches, moutons et chèvres) sont les seuls animaux à pouvoir digérer les fibres de l’herbe des prairies et à utiliser des déchets de l’industrie agro-alimentaire, non consommables par l’homme, afin de nous donner des produits riches en nutriments, comme le lait.

3. Un savoir-faire local et des bienfaits santé (durabilité sociale)

On oublie souvent que la durabilité ne concerne pas uniquement l’environnement mais représente l’équilibre entre trois piliers : l’environnemental, le social et l’économique. Le pilier social des produits laitiers wallons est fortement ancré dans les composantes gastronomiques et culturelles comme le fromage de Herve, le beurre d’Ardenne ou les atouts de la consommation locale auprès des quelques 570 producteurs laitiers wallons[3] qui transforment leur lait en produits laitiers fermiers.

Au niveau santé, le lait et les produits laitiers contiennent naturellement du calcium facilement absorbé par l’organisme. Le calcium est particulièrement important pour la construction et le maintien des os, principalement pour les enfants et jeunes en croissance, ou encore les personnes âgées. Dans son avis de 2019, le Conseil Supérieur de la Santé recommande une consommation journalière de 250 à 500 ml de lait par jour[4], soit 3 produits laitiers. Lien vers dossier lait et nutrition

4. La durabilité économique : une juste rémunération des producteurs laitiers

Les agriculteurs wallons sont loin de percevoir une juste rémunération pour leurs productions. Dans le secteur laitier, le prix du lait payé au producteur devrait être supérieur à 0,45 € / litre de lait afin de dégager une juste revenu, soit 0,13 € / litre en plus du prix moyen perçu par les producteurs en 2020. De plus en plus d’initiatives comme le label « Prix Juste au Producteur », permettent de sensibiliser les citoyens à cette question, et pour ceux qui le souhaitent, de pouvoir identifier facilement les produits qui rémunèrent équitablement les producteurs. Prixjuste.be


[1] CBL – Rapport annuel 2020

[2] CBL : Produits laitiers et durabilité

[3] AFSCA : Nombre de producteurs fermiers

[4] CSS – Recommandations alimentaires pour la population belge adulte – 2019 

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