Interview de David De Wilde (Porc)

DAVID DE WILDE – KR suppleant photos 2018

David de Wilde est producteur/Porc Qualité Ardenne. Après avoir longtemps travaillé en Porc fermier, il élève aujourd’hui des porcs bio.


1) Selon vous, pourquoi est-ce important de mieux faire connaitre votre métier aux consommateurs ?


« Ce que je peux dire là-dessus est que nous avons un métier compliqué. Nous avons beaucoup de contraintes : la météo, les maladies, etc. Ce n’est pas simple de produire les choses que l’on mange. Moi je produis en Bio et tout ce qui concerne le bien-être animal, ce sont des choses dont les gens ne se rendent pas compte mais nous sommes soumis à des normes très compliquées. Mes fils sont en production traditionnelle ou on qualité différenciée, et on ne fait pas ce que l’on veut, et c’est bien ! Il faut expliquer cela aux gens que lorsque l’on voit un pulvérisateur, tout cela est raisonné. C’est par exemple un apport d’engrais nécessaire à la croissance des cultures. »

2) Quel est le sujet sur lequel il vous parait le plus important de combattre les préjugés ?


« Comme c’est le cas pour la plupart des agriculteurs, les gens nous parlent de la maltraitance animale, du fait que l’on pulvérise tout le temps, … Un fermier aime ses animaux, il respecte son sol alors que certaines personnes pensent le contraire. On essaie de gagner notre vie, on ne fait pas que ça pour l’argent. Personnellement, j’adore mes animaux. »

3) Quel est le sujet sur lequel la position de la société a évolué positivement ?


« Je suis dans la coopérative « Porc Qualité Ardenne » qui fait du porc Bio en qualité différenciée (Porc fermier et Porc Plein air) et du porc Bio. Mes fils produisent dans le label « Porc fermier » et moi je livre en Bio. Il est vrai qu’à première vue, les gens ont l’air de manger plus local, la production augmente. A l’avenir, il faudrait avoir plus de fermes dans les modes de production locale. Cependant, les coûts de production sont plus importants et il est difficile d’augmenter le prix de vente, or le producteur doit pouvoir vivre. Même en Bio, on a du mal, par exemple. Produire sous label est déjà plus difficile vu la différence de prix avec la production standard, et encore en Bio aujourd’hui. Le consommateur regarde au prix plus qu’avant. »

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